En haut, rien de neuf. Pomme, rouleau de papier wc ou coquilles de pistache se partagent l’espace de la table avec les marqueurs, crayons et autres gommes. Tout cela dans une relative quiétude. Pas question ici de lutte ou de concurrence entre les objets du quotidien et ceux estampillés "matériel d’artiste". Pas de complexe de supériorité, pas de besoin impérieux de s’affirmer, tout le monde semble avoir trouvé sa place et compris qu’une saine collaboration est indispensable à l’accomplissement du Grand Oeuvre.
En bas, c’est un peu différent. En apparence calme, l’ambiance y est beaucoup plus tendue. Deux clans s’affrontent : les chaussures, certaines de leur bon droit, affichent une forme d’arrogance qui ne plaît guère à la famille des câbles. Cette dernière se sait indispensable au bon déroulement des évènements et ne semble pas prête à s’en laisser compter. Sournoisement, les câbles s’approchent des chaussures, s’enroulent, se faufilent et semblent prêts à fondre sur leur proie.
C’est la jungle du sol.
Sinon, tout le monde va bien, les gens sont gentils, la nourriture est bonne mais on n’a pas trop de chance avec le temps.











