Ca y est,les pizzas vont bientôt débouler sur l’avenue Héger et y a rien à dire, le moment des pizzas, c’est un moment charnière des 24h. D’abord parce que c’est le moment de la pause collective, où personne n’échappe à la question :"et toi,t’en es où ?". Automatiquement une prise de conscience se fait et là, la situation n’est pas du tout la même pour chacun. Après 8 heures de boulot, à un tiers de l’épreuve et devant la terrible nuit qui s’avance, il y a ceux qui sont déjà bien avancés (7 à 9 pages) et qui ne doutent pas de l’issue heureuse de l’événement. Mais il y a aussi ceux qui sont bien avancés...et qui stressent quand même. Il y a ceux qui ne sont pas nécessairement bien avancés mais qui montent en puissance, qui tiennent une idée, un style graphique rapide et qui iront jusqu’au bout, sans trop de souffrances. Y a les insouciants aussi bien sûr qui, peu importe leur niveau d’avancement, ne stresseront jamais vraiment.Et puis il y a ceux qui...ceux qui, après 8h, se demandent encore quelle forme va prendre leur histoire, s’ils vont travailler en noir et blanc ou en couleurs, s’ils auraient pas mieux fait de faire de l’animation que de la BD ou l’inverse...bref ceux qui galèrent et pour qui la pizza aura un goût différent. La 4 Saisons n’aura pas trop de goût, la prosciutto goûtera la Calzone...